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L'histoire de Chennevières

Sa carte d'identité

Région : Île-de-France
Département : Val-de-Marne
Arrondissement : Nogent-sur-Marne
Canton : Champigny-sur-Marne-2
Intercommunalité : Territoire du Grand Paris Sud Est Avenir

Ses habitants sont appelés les Canavérois.

  

Son histoire

On a découvert près du pont de Chennevières des outils, des armes de pierre, des polissoirs, des sépultures, des poteries datant de l'époque néolithique (environ 7 000 ans avant Jésus-Christ) et pouvant provenir des hameaux de pêcheurs dans les huttes qui s'élèvaient sur pilotis.
Le climat est tempéré et humide et les hommes cultivaient peut être déjà le chanvre et le lin, très prospères autrefois.

Bien qu'on ignore si ses habitants, les canavérois, ont participé à la défense de Lutèce (Paris), on est certain que sa véritable histoire commence, comme pour beaucoup de villages de la Brie, vers la fin du 12ème siècle. En effet, le premier acte mentionnant "Caneveria" date de 1170.

C'est à cette époque que Louis VIII fonda l'Abbaye royale Notre-Dame d'Hivernaux de l'ordre de Saint-Victor, de Paris.
Saint-Louis y transféra les chanoines de l'abbaye de Mont-Etif fondée en 1164 par Maurice de Sully; les religieux construisirent l'église Saint-Pierre de Chennevières qui fut édifiée en paroisse en 1260. Les serfs de Chennevières furent affranchis en 1250, sur l'ordre de la reine Blanche par l'Abbé Jean de Saint-Maur, seigneur de Chennevières.

Le village a beaucoup souffert des invasions, des guerres fraticides (guerre de cent ans en 1350 et guerre de religions en 1563) et de la Fronde. Pour se défendre de l'ennemi, les habitants de Chennevières ont construit des galeries souterraines maçonnées qui partaient de l'église pour rejoindre la Marne; ces souterrains étaient utilisés pour mettre en sécurité les enfants alors dirigés vers la Varenne, les objets précieux ou les denrées convoitées par les troupes armées.

Du petit village de 1709 qui comptait alors 164 habitants, il reste "le bourg" groupé autour de l'église. Mais si plusieurs résidences se sont construites, Chennevières reste une commune à l'échelle humaine où il fait bon vivre, en dehors de l'agitation de la capitale pourtant très proche.
Les coteaux de Chennevières constituent un site classé, très salubre, où vents et brouillards sont entraînés vers le nord par les vallées de la Seine et de la Marne.

Déjà à son époque Louis XIV avait songé y construire son palais; il y renonça pour créer sa demeure dans une région "moins favorisée par la nature".

La Révolution commença à Chennevières, comme partout ailleurs, par la rédaction d'un cahier de doléances, puis la commune supporta les réquisitions sans protester.

Du 30 mars au 3 juin 1814, elle subit l'occupation des troupes russes et en 1870 Guillaume Ier y fit aussi tenir garnison à ses soldats après la bataille du plateau de Champigny.

L'église Saint-Pierre

Avant 1163, l'Abbaye Saint Genviève de Paris possédait à Chennevières des terres sur lesquelles fut construite une humble chapelle qui fut donnée par Maurice de Sully, évêque et fondateur de Notre-Dame de Paris, à l'abbaye du Mont-Etif / Hiverneaux, près de Lésigny et devint un prieuré-cure.

Trois cloches sont actuellement dans le clocher: "Marie-Catherine" qui date de 1755 et donne le sol dièse; "Christine-Cécile" et "Marie-Brigitte" qui datent de 1972 et donnent respectivement le ré dièse et le fa dièse. De chaque côté du porche se trouvent deux pierres tombales datant de 1463 et 1575.

Le maître-autel a été consacré en juin 1984 et sculpté en chêne par un artiste de Lozère. Il contient des reliques de saints et une pierre du seuil de la Basilique Saint-Pierre de Rome y a été déposée. 

Le Fort de Champigny

Fort situé sur la commune de Chennevières, mais devant servir à protéger la commune de Champigny, d'où son nom.

Ce fort de type Séré de Rivières a été construit en 1878. Il s'agit d'un fort semi-enterré pour empêcher les assaillants d'ouvrir une brèche dans les murs à coups de bélier ou de boulets. Le Fort de Champigny commandait ("patronnait") ceux de Sucy, Villiers et Villeneuve Saint Georges.

Equipé de canons de 75, il ne pouvait servir qu'à ralentir l'avancée de fantassins. Il n'a pratiquement joué aucun rôle militaire, étant très vite dépassé par les progrès de l'armement (chars et avions).

Il fut occupé par une garnison permanente jusqu'en 1914, puis servit de base anti-aérienne en 1939/1940. Pendant l'occupation allemande, une imprimerie y a fonctionné. Au cours de la bataille au pont de Joinville, les troupes allemandes s'y replièrent, puis l'incendièrent avant de fuir.